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MON CERVEAU EXTERNE A 11 SEMAINES.

VOICI CE QU'IL CONTIENT DÉJÀ.

Entrepreneure stressée à son bureau à domicile, se rongeant les ongles devant son portable affichant une liste de tâches avec une échéance manquée.

Par Steph, la Frondeuse  |  21 juillet 2026  |  Série "2e cerveau" — Chronique 5

(Ce texte fait partie d'une série de chroniques que je rédige sur mes explorations d'Obsidian et de Claude.ai.)

Le 6 mai 2026, j'ai posé une structure vide. Une coquille bien construite — 8 dossiers numérotés, chacun avec un rôle clair, chacun avec ses propres règles écrites noir sur blanc — mais sans contenu. Je t'en ai parlé dans la dernière chronique : ce jour-là, mon seul travail avait été architectural. Décider où chaque type de contenu allait vivre, et pourquoi.

11 semaines plus tard, cette coquille a arrêté d'être vide.

Et je pense que c'est le moment de m'arrêter, de sortir de la posture narrative pour une chronique, et de simplement compter. Sans filtre, sans arrondir vers le haut, sans me raconter une histoire plus impressionnante que la réalité. Juste les chiffres, tels qu'ils sont dans mon vault aujourd'hui.

 

LES CHIFFRES BRUTS

  • 107 sources traitées et transformées en notes structurées — articles, livres, études, podcasts, vidéos, journaux personnels
  • 71 concepts — des idées reliées entre elles, pas de simples résumés isolés d'un article lu une fois
  • 51 entités — des personnes et des organisations qui reviennent d'une source à l'autre, qui tissent des ponts entre des sujets que je n'aurais jamais pensé à relier moi-même
  • 16 domaines de connaissance différents, du portage de bébé aux biais cognitifs, du repreneuriat québécois à la méthode Zettelkasten, en passant par les finances personnelles et la vente
  • 52 opérations loggées — chaque ingestion, chaque opération de ménage, chaque correction, horodatée et traçable dans un simple fichier texte

11 semaines. Pas 11 mois. 11 semaines pour construire ce qui, il y a 3 ans, m'a pris des mois pour à peine entamer, avant que j'abandonne, épuisée par la maintenance manuelle — l'histoire que je t'ai racontée dans la toute première chronique de cette série.

 

CE QUE LES CHIFFRES NE DISENT PAS TOUT SEULS

107 sources, énoncé comme ça, ça pourrait vouloir dire 107 fichiers isolés, un empilement de plus sans queue ni tête — exactement le genre d'accumulation stérile que je fuyais déjà avant. Ce n'est pas ça. Et c'est précisément là que la différence avec mon ancien système devient évidente, presque physique quand je navigue dans le vault.

Prends Winnicott. Il n'existe pas comme fiche isolée, un paragraphe de biographie qui dort dans un coin. Il est relié à Holding, à Handling, au Lien d'attachement, à John Bowlby, à Wilfred Bion — cinq autres pages qui se répondent entre elles, construites à partir de sources lues à des semaines d'écart, qui composent ensemble une compréhension du sujet du portage et de l'attachement bien plus riche qu'aucune des sources individuelles prise seule. Si je veux comprendre pourquoi le portage physique a un impact psychique, je n'ai pas besoin de me souvenir dans quel livre j'avais lu quel passage. Le jardin a déjà fait le tri et le lien pour moi.

Prends Andrej Karpathy, la figure centrale de ma chronique précédente. Dans mon jardin, il apparaît dans le cluster "gestion des connaissances / IA", relié directement au concept de LLM Wiki — mais aussi, par un fil que je n'avais pas anticipé au moment de l'ingestion, à Eliott Meunier, le créateur français qui m'a fait découvrir le Zettelkasten il y a 3 ans, dans une toute autre partie du jardin, ingérée à un tout autre moment. Deux fils narratifs de ma propre vie professionnelle, tissés ensemble par un système qui ne connaît pas la fatigue de faire ce genre de rapprochement à 11 heures du soir après une journée de mère entrepreneure.

C'est exactement la promesse du composting de la connaissance, cette idée selon laquelle la valeur ne s'additionne pas, elle se multiplie. Une note de mai résonne avec une source de juillet que je n'avais pas encore lue quand j'ai créé la première. Plus le jardin vieillit, plus les connexions se multiplient, plus des patterns émergent que je n'aurais jamais vus en les cherchant activement.

 

16 DOMAINES, PAS UN EMPILEMENT AU HASARD

Ce qui me frappe le plus en regardant la liste des 16 domaines, ce n'est pas leur nombre. C'est leur diversité, et le fait qu'ils cohabitent tous dans le même système sans se marcher dessus.

Portage de bébé et attachement — un sujet qui m'a habitée intensément quand mes enfants étaient petits, et que je n'ai jamais laissé tomber intellectuellement même une fois la phase des couches terminée. Biais cognitifs et psychologie de l'investissement — la matière première de ma réflexion financière personnelle. Repreneuriat québécois — le projet en cours. Vente, marketing, funnels — la matière de mon métier au quotidien. Gestion des connaissances et IA — le sujet même de cette série de chroniques, en train de se documenter elle-même dans le système qu'elle documente.

Dans mon ancien système, papier ou Notion, ces domaines auraient vécu dans des classeurs séparés, des onglets séparés, des applications séparées — sans jamais se parler entre eux. Ici, ils partagent la même infrastructure, la même logique de liens, et surtout : la même intelligence qui les entretient. Le vault ne fait pas de hiérarchie artificielle entre "ce qui compte pour l'entreprise" et "ce qui compte pour comprendre mes enfants". Tout vit dans le même jardin, parce que dans ma vraie vie, ces sujets ne sont pas séparés non plus.

 

LE VRAI TEST : EST-CE QUE ÇA SERT VRAIMENT?

Je pourrais m'arrêter aux chiffres et me trouver impressionnante. Un tableau de bord bien rempli, une belle preuve de discipline. Mais je sais depuis longtemps que les tableaux de bord impressionnants et les systèmes réellement utiles sont deux choses différentes — j'ai vu assez d'entrepreneures, moi y compris à une autre époque, s'enthousiasmer pour un système magnifique qui ne sert à rien concrètement, six mois plus tard.

La vraie question n'est pas "combien de notes ai-je créées". C'est : "est-ce que ça change quelque chose dans ma semaine réelle, celle avec les enfants, l'agence, les mandats, la fatigue".

La réponse, honnêtement : oui, déjà, et de façon plus concrète que ce à quoi je m'attendais quand j'ai commencé.

Quand je prépare une infolettre, je peux demander à Claude ce que j'ai déjà écrit sur un sujet avant de repartir de zéro — au lieu de me relire fichier par fichier dans un dossier Google Drive, ou pire, de me fier à ma mémoire et de me répéter sans m'en rendre compte. Quand une cliente me pose une question sur le repreneuriat, mon vault contient déjà les études de Marc Duhamel, les données de Repreneuriat Québec, le rapport d'Aviseo Conseil sur le repreneuriat au féminin — prêtes à être mobilisées en quelques minutes plutôt que redécouvertes en cherchant sur Google. Quand je doute d'une stratégie de contenu, je peux aller voir ce que Russell Brunson ou Jordan Belfort ont dit sur le sujet, tel que je l'ai compris et noté il y a des semaines, avec mes propres nuances déjà intégrées — pas tel que je m'en souviens vaguement aujourd'hui, déformé par le temps et la fatigue.

Ce n'est plus un projet passion isolé de mon travail, une activité de loisir intellectuel que je pratique le dimanche matin. C'est en train de devenir une infrastructure — quelque chose sur lequel mon agence commence déjà à s'appuyer, sans que je l'aie planifié aussi rapidement.

 

CE QUE JE NE DIS PAS ICI

Je ne prétends pas que 11 semaines suffisent pour un système "fini". Il ne le sera jamais — c'est un jardin, pas un monument, et cette différence de vocabulaire n'est pas juste poétique, elle change vraiment mon rapport au système. Un monument, on l'achève et on le contemple. Un jardin, on l'entretient toujours, et on accepte qu'il ne soit jamais "complet" sans que ça soit un échec.

Il y a des pages orphelines à corriger, des liens cassés résiduels qui traînent d'un renommage ou d'une restructuration, des domaines encore peu représentés malgré des sources qui dorment dans le dossier d'entrée depuis des semaines parce que je n'ai pas encore pris le temps de les traiter. Le ménage n'est jamais terminé, et je ne pense pas qu'il devrait l'être — un jardin qui n'a plus besoin d'entretien est un jardin mort.

Mais pour la première fois en 3 ans, ce ménage ne dépend plus uniquement de ma discipline personnelle un vendredi soir, fatiguée, à la fin d'une semaine où j'ai déjà donné tout ce que j'avais à mes enfants et à mes clientes. Il y a une commande pour ça — une façon de demander au système lui-même de s'auto-inspecter, de me signaler ce qui cloche, sans que ça repose entièrement sur ma vigilance humaine, forcément limitée et forcément fatigable.

J'en parlerai en détail dans la prochaine chronique, avec les vrais chiffres de ce ménage automatisé. Parce que si cette chronique-ci parle de ce que le jardin contient, la suivante parlera de comment il se garde propre — et c'est peut-être la partie la plus étonnante de tout ce voyage.

 


Dans la prochaine chronique : la commande qui fait le ménage dans mon cerveau à ma place.

ARTICLES DE BLOGUE

La différence entre un outil IA et un partenaire IA

La différence entre un outil IA et un partenaire IA

Je te l’avais promis à la fin de la dernière chronique : aujourd’hui, on parle de la différence entre un outil et un partenaire. C’est une distinction qu’on entend beaucoup en ce moment, dans à peu près tous les contenus sur l’intelligence artificielle — mais elle reste souvent abstraite, presque marketing. Je vais te la montrer avec un exemple précis, tiré d’une vraie journée de travail dans mon système, pas d’une théorie.

Un outil exécute. Un partenaire propose.

La commande qui fait le ménage dans mon cerveau à ma place.

La commande qui fait le ménage dans mon cerveau à ma place.

Dans la dernière chronique, je t’ai montré les chiffres bruts de mon jardin de connaissances : 107 sources traitées, 71 concepts reliés entre eux, 51 entités qui reviennent d’une source à l’autre. Je t’ai aussi laissée sur un aveu, presque en passant : qu’il restait des pages orphelines, des liens cassés résiduels, du ménage qui n’est jamais tout à fait terminé dans un jardin vivant.

Et j’ai promis de revenir sur la commande qui s’occupe de ce ménage à ma place, parce que c’est peut-être la partie la plus étonnante de tout ce voyage — plus étonnante encore que les chiffres d’ingestion eux-mêmes.

La voici : /lint.

J’ai restructuré tout mon système de connaissances en une journée. Voici comment.

J’ai restructuré tout mon système de connaissances en une journée. Voici comment.

Dans la dernière chronique, je t’ai parlé de la vidéo qui m’a convaincue de rebrancher Obsidian après 3 ans d’abandon — Andrej Karpathy, le LLM Wiki, Claude Code branché directement dans le Vault. Ce que je n’ai pas détaillé, c’est ce qui s’est passé ensuite, concrètement, dans les jours qui ont suivi cette vidéo.

Et surtout : ce qui s’est passé le 6 mai 2026, la journée où j’ai littéralement démoli et reconstruit l’architecture de mon vault.

Une vidéo YouTube m’a convaincue de rebrancher un outil que j’avais abandonné

Une vidéo YouTube m’a convaincue de rebrancher un outil que j’avais abandonné

Je scrollais sur YouTube comme une humaine normale.

Pas dans un but précis. Juste ce moment de fin de journée où ton cerveau a besoin de se poser mais pas tout à fait d’arrêter. Le genre de scroll semi-conscient où tu regardes ton téléphone sans vraiment le regarder. Et là, l’algorithme m’a mis devant quelque chose que je n’avais pas demandé — et qui a tout changé.

La vidéo montrait concrètement la proposition d’Andrej Karpathy : utiliser un LLM pour maintenir son propre wiki de connaissances dans Obsidian.

ÉTUDES DE CAS

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Voici comment j’ai aidé Mélissa à reprendre le contrôle de sa boîte de réception pour retrouver sa tranquillité d’esprit, avec SoS Courriels.